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Organiser un événement en Amérique latine : le guide opérationnel

Par Franco Ridao · Cofondateur et Directeur des Opérations

Vous avez un client qui veut un lancement à Buenos Aires, une tournée qui passe par São Paulo, un congrès à Mexico. Le brief est clair, le budget existe, et vous n’avez ni équipe ni prestataires sur place, ni la moindre idée de ce que coûte réellement une scène à Buenos Aires.

Ce guide répond à ce que les agences européennes nous demandent le plus souvent avant de s’engager en Amérique latine.

La première décision : exporter votre structure ou en trouver une sur place

Il n’y a que deux façons de produire à 11 000 km, et elles ne coûtent pas la même chose.

Exporter votre équipe vous donne le contrôle mais multiplie les coûts : vols, per diem, hébergement, matériel qui voyage, et une équipe qui ne connaît ni les prestataires ni les usages locaux. C’est défendable pour une poignée de postes clés (un directeur de production, un régisseur), jamais pour toute l’opération.

Travailler avec un partenaire opérationnel local revient à acheter le carnet d’adresses, la connaissance du terrain et la responsabilité de l’exécution. Vous gardez le concept et la relation client ; le partenaire met les prestataires, les autorisations et l’équipe.

Ce qu’un devis local doit contenir (et ce qui manque toujours)

Un devis sérieux en Amérique latine se chiffre avec des prestataires locaux et aux prix du marché local. Méfiez-vous de celui qui vous répercute des coûts européens : vous payez alors une structure importée, pas du savoir-faire.

Les postes que les briefs oublient systématiquement :

Le décalage horaire n’est pas le problème que vous croyez

Entre Paris et Buenos Aires il y a quatre ou cinq heures selon la saison. En pratique, cela laisse une demi-journée de chevauchement, ce qui suffit largement pour un point quotidien pendant la phase de production.

Ce qui compte vraiment, c’est qui décide sur place quand quelque chose bouge à 22 h un samedi. Si la réponse est « on attend Paris », vous n’avez pas un partenaire, vous avez un sous-traitant. Exigez un interlocuteur unique qui a le mandat de trancher.

Le pilotage à distance fonctionne, à condition d’être conçu pour

Ce n’est pas une théorie. Nous avons géré le contrôle d’accès de la Foire internationale du livre du Guatemala (90 000 visiteurs sur 13 jours) sans mettre les pieds au Guatemala : système configuré depuis Buenos Aires, équipe locale recrutée et formée par nous, tableau de bord en direct sur chaque porte. Et la tournée Brainrots en Espagne, 10 dates dans 5 villes, pilotée de la même façon.

Ce qui rend cela possible, ce n’est pas la technologie : c’est le protocole. Une équipe locale formée sur vos procédures, un système qui valide hors ligne quand le réseau tombe, et quelqu’un qui regarde les chiffres en temps réel.

Comment vérifier un partenaire avant de signer

Quatre questions qui éliminent 80 % des candidats :

  1. Quels événements avez-vous produits pour des agences étrangères ? Pas « quels clients » : quels événements, avec quels chiffres.
  2. Qui est mon interlocuteur et que peut-il décider seul ?
  3. Comment facturez-vous ? Devise, facture exportable, conditions de paiement.
  4. Que se passe-t-il si le site perd internet ? La réponse vous dit tout sur leur niveau de préparation.

Ce que nous faisons

Nous sommes le bras opérationnel en Argentine et en Amérique latine d’agences internationales. Beyond 90 (Royaume-Uni) nous a confié la tournée des trophées de Manchester City ; Backyard Group (Mexique) les lancements de DiDi en province argentine. Vous gardez la marque et le client ; nous mettons l’exécution.

Voir nos partenariats stratégiques ou parlons de votre projet.

Vous avez un événement ? Parlons-en.

Dites-nous ce dont vous avez besoin et nous préparons une proposition. Réponse rapide.